Beaucoup de salons emploient des coiffeuses ou des esthéticiennes à temps partiel. Pour elles, la part de mutuelle peut peser lourd. Une dispense existe, avec des conditions précises.
La règle
Une salariée à temps partiel, ou une apprentie, peut demander à ne pas être affiliée si sa cotisation représente au moins 10 % de sa rémunération brute. Cette dispense n'est possible que si l'acte de mise en place de la mutuelle, en général la décision de l'employeur, la prévoit.
Exemple en coiffure
En 2026, la part salariale de la mutuelle de branche est de 24,63 € par mois (60,08 € dont 59 % payés par le salon). Une salariée qui gagne moins de 246,30 € brut par mois atteint le seuil des 10 %. Au-dessus, la dispense n'est pas possible à ce titre.
Les conditions de forme
- une demande écrite et signée par la salariée ;
- la mention qu'elle a été informée des conséquences ;
- une conservation du document, à présenter en cas de contrôle URSSAF.
Les autres dispenses
Une salariée couverte par la mutuelle collective obligatoire de son conjoint peut aussi être dispensée, avec un justificatif chaque année. Ce cas est souvent plus fréquent que celui des 10 %.
Et la prévoyance ?
Ces dispenses ne concernent que la mutuelle. La prévoyance de la coiffure, 1,40 % des tranches A et B partagé à parts égales, reste due.
Le guide de WealthWise Conseil sur les dispenses autorisées les liste toutes. Voir aussi notre page apprentis et temps partiel.