Une esthéticienne s'arrête pour maladie : que doit verser l'institut ? La convention de l'esthétique-cosmétique (IDCC 3032) prévoit un maintien de salaire, avec ses propres règles.
La règle
- condition : un an d'ancienneté ;
- carence : 7 jours, sauf en cas d'accident du travail ;
- montant : 90 % du salaire, puis 80 %, indemnités de la Sécurité sociale déduites.
Exemple
Une esthéticienne avec deux ans d'ancienneté est arrêtée 20 jours pour une maladie. Les 7 premiers jours, elle ne reçoit rien de l'institut (la Sécurité sociale a aussi ses 3 jours de carence). À partir du 8e jour, l'institut complète les indemnités journalières pour atteindre 90 % de son salaire, puis 80 % sur la période suivante.
Et ensuite ?
Quand le maintien de salaire s'arrête, c'est la prévoyance qui doit prendre le relais. En esthétique, la prévoyance des non-cadres est obligatoire : vérifiez que la franchise de votre contrat correspond bien à la fin du maintien, pour éviter un trou.
Les bons réflexes
- recevoir l'arrêt sous 48 heures ;
- faire la subrogation si vous avancez les indemnités ;
- prévenir l'assureur de prévoyance si l'arrêt se prolonge.
Voir notre page esthétique, et le guide de WealthWise Conseil sur les conventions de la coiffure et de l'esthétique.